Face aux enjeux climatiques, voyager autrement devient un vrai challenge !

Les hommes ont toujours voyagé depuis la migration des peuples, les conquêtes militaires, les échanges commerciaux… Avec le développement du tourisme, désormais on voyage pour satisfaire sa curiosité, son goût de l’aventure et son désir d’enrichir son expérience personnelle. Pour les pays riches, le voyage est un loisir de masse auquel s’adonnent un milliard de personnes chaque année dans le monde.
L’industrie touristique et la mondialisation ont transformé le voyage. La majorité des voyageurs sont des consommateurs, alors que le touriste d’aujourd’hui croit échapper à son rythme de vie quotidienne effréné en décidant de partir quelques jours, il s’embourbe dans des circuits organisés, il est pressé et coche tout ce qu’il y a à voir ou à faire dans sa destination, qui s’apparente parfois plus au circuit d’un parc touristique plutôt qu’a la découverte d’un endroit du globe avec son histoire, sa culture et ses habitants.
Nomades tourisme de masse
Jusqu’à quand va-t-on pouvoir continuer dans le tourisme de masse ? Les limites écologiques se font largement ressentir. L’avion est un mode de transport extrêmement gourmand en énergie et polluant.
Les destinations à la mode et le moment où il faut partir sont définis par la société de consommation, aboutissant à des lieux sûrs fréquentés ce qui entraîne la  destruction des écosystèmes.
La mondialisation et l’uniformisation du monde mettent en péril l’identité même des peuples et de leurs régions
Face aux enjeux climatiques du 21e siècle, voyager autrement devient l’affaire de tous !
Pour notre part, comme nous aimons trop voyager pour y renoncer nous avons choisi une alternative à la portée de tous, le “slow travel”.

slow travel

La solution, le “slow travel”
Vous allez dire c’est quoi encore cette invention, le “slow travel” ? c’est tout simplement l’art de voyager en prenant son temps, en profitant de chaque instant, en s’imprégnant des lieux, des ambiances et en favorisant les rencontres.
Cette philosophie du voyage, c’est pour nous une forme de tourisme responsable. En voyageant lentement, on réduit notre impact sur l’environnement en  limitant les transports polluants puisque l’on met plusieurs jours voire plusieurs semaines pour parcourir la même distance que l’on aurait survolé en avion en quelques heures.
Et tout le concept va dans ce sens, se passer de la climatisation, choisir des hébergements à taille humaine… Avec le “slow travel”, il devient facile de prendre des itinéraires bis en écoutant les habitants plutôt que de traverser les lieux surfréquentés mis en avant dans la plupart des guides de voyage.
En voyageant lentement, on privilégie aussi les échanges économiques et interculturels directs avec les populations locales. Pas besoin de guides certifiés, les gens vous guident volontiers pour découvrir une région ou vous servir d’interprète. En observant et en prenant son temps, on prend rapidement conscience du coût de la vie de chaque pays et l’on apprend à payer le prix juste, sans intermédiaire.
Créer des liens avec les habitants et se donner l’opportunité de rencontres devient plus facile lorsqu’on vit au rythme des gens et qu’on laisse le temps permettre de faire tomber le rideau de la peur de l’étranger. Et ça, c’est rarement dans le restaurant de votre hôtel que cela peut se faire.
Faire du “slow-travel”, c’est se laisser-aller à la flânerie et à l’imprévu dans des voyages un peu désorganisés où tout n’est pas planifié. La lenteur donne un autre sens au voyage.

voyager lentement

Voyager lentement, même pour quelques jours
Vous vous dites surement que voyager lentement c’est bien, mais qu’il faut du temps, de l’argent et que tout le monde ne peut pas partir 6 mois en voyage !
Pourtant, il n’est pas indispensable de voyager au long cours pour faire du “slow travel”, profiter de chaque instant, de chaque lieu, de chaque rencontre en prenant votre temps, il suffit de prévoir un programme allégé qui permet de flâner dans les quartiers que vous sélectionnez. Pour un “city trip” par exemple, il n’est pas indispensable de tout voir et de toute façon c’est en général impossible !
Même pour quelques jours, même aux portes de chez soi, le “slow travel” c’est possible. Il suffit de franchir le pas et de faire confiance aux voyages désorganisés !

Liens proposés :
Wikipedia, le tourisme de masse  –

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